Mon Carnet de bord... Suivez mes aventures, semaine après semaine!

Juillet 2011

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Vendredi 1

Petit problème de calcul. Un camion part d'un point A pour se rendre à un point B. Sachant qu'il roule à une vitesse moyenne de pas loin de sa régule et, qu'il doit être à Saint Etienne à une heure de rendez vous impérative et, en partant du principe qu'il doit faire une coupure en route. Calculez l'excuse que son exploitation va donner au client pour justifier un retard de deux heures à l'arrivée. En attendant, je suis le deuxième à sortir du parking et, il est 4 h moins 10. Bizarrement, les travaux de Saint Rémy sur Avre, les ronds points de Dreux et de Chartres, ne me posent aucun problème, j'ai l'impression d'avoir la route pour moi tout seul. Pas tout à fait quand même, Bédie, la miss grandes surfaces du site, m'accompagne dans mes promenades matinales. Au moins, on se tient réveillés. Je rejoins l'autoroute et les premiers départs en vacances parce que, nous sommes le 1° juillet. LA radio ne va pas trop fonctionner aujourd'hui, je fais la grève des ondes pour cause de mariage d'un prince dont je me fiche et, d'un mannequin dont je me fiche encore plus mais, le people est plus important que les morts de toutes les dictatures qu'ont laisse durer. Coup de fil de ma chef en route, le client vaut bien repousser le rendez vous mais, je dois quand même arriver avant midi. Comme Mardi, j'arrive la bouche en cur pour annoncer le camion en retard de 10 h 00, ça devient une habitude cette semaine. Comme mardi, on me fait entrer tout de suite, Les gars sont sur le quai et, comme je suis le dernier, j'ai droit à trois caristes pour moi tout seul, inutile de dire que ça ne traine pas. Donc, deux ramasses, cinq commandes, il y en a pour plus d'une heure à tout pointer mais, le nombre de palette filmées est correct, on me signe les papiers et je suis parti. Je suis resté trois quarts d'heure en tout. La grande distribution, ça va bien parfois. Retours au dépôt, c'est à côté et, la pression peut retomber, je n'ai qu'à attendre un chargement qui doit arriver incessamment sous peu dans deux heures. Je discute, je me fais un miam et, je vais voir le docteur du travail qui va voir si je sui encore bon à bosser un peu. J'y vas avec l'espoir d'être déclaré inapte avec une grosse pension mais, il va falloir me faire une raison, je suis encore capable de travailler. J'ai bien bullé et, quand Jeannot arrive avec mon chargement, j'en suis presque à 3 h de coupure alors, je bulle encore un peu et, je vais charger pour rentrer parce que, ça fait pas mal de samedis sur la route donc, ce soir, je vais en profiter un peu. Retour à Lyon avec les premiers bouchons dans le sens des départs, je sens que le samedi va être chargé. Lundi, je serai en vacances, ce n'était pas prévu mais, il y a des problèmes urgents à régler, et, rendons grâce à mon patron, on s'est débrouillé en urgence mais, on a réussi à me donner une semaine. Malgré sa réputation, ma boutique sait être humaine.

C'est parti pour deux mois

Samedi 2
Dimanche 3
Lundi 4
Mardi 5
Mercredi 6
Jeudi 7
Vendredi 8
Samedi 9
Dimanche 10

Lundi 11

Une semaine de vacances impromptues mais, vacances quand même et, il faut y retourner. 4 h 0 pour le départ, je ne peux même pas compter sur Phil pour me tenir réveillé, il est déjà en Espagne. Il a fait chaud hier et, bien sur, la nuit est bien tiède. Finis les orages d'hier, le temps est calme et, le soleil ne va pas tarder à se lever pour m'accompagner, c'est plus sympa quand même. Une petite coupure en court de route, une sieste aussi parce que, j'ai un peu perdu le rythme et, j'arrive. Midi pile, je suis à côté de Phalsbourg dans un petit pays où il est facile de trouver le client, c'est plus grand que le patelin et, celui qui ne trouve pas peut changer ses lunettes contre un chien. J'ai le temps de m'inscrire avant le changement de poste et, je me fais réchauffer le manger en attendant que le cariste revienne. Je suis en train de me dire que j'aurai pu partir une heure plus tard ce matin, tant pi Quand le cariste revient, trois autres camions sont venu grossir la file d'attente qui était composée de mon seul camion avant midi, j'ai peut être bien fait de partir tôt finalement. 13 h 30, le cariste arrive, 14 h 00 je suis reparti, 14 h 15, je suis à l'inscription juste à côté, même pas 10 Kms entre les deux clients, difficile de faire mieux et, comme d'habitude, la cours est pleine et, je vais avoir le temps de dormir un peu en attendant mon tour. Mon tour, il arrive enfin mais, les palettes sont hautes, bien hautes même, je vais devoir lever le toit et, c'est chiant, il faut régler les sangles et ça prends un temps fou. Finalement, j'ai réussi à charger sans rien toucher mais, c'est passé au centimètre. Une bonne crise de sueur au passage parce que, la chaleur est revenue depuis ce matin. Il me reste un peu de temps à rouler je vais aller le plus loin possible, dommage, il y a un resto à Blâmont mais, je ne vais pas pouvoir l'essayer ce soir, je vais finir un peu avant Nancy, Malgré l'heure, à peine 19 h 00, le parking est déjà presque plein et, je vais réussir à me caser en marche arrière.

Mardi 12

Si je voulais faire une grasse matinée, c'est raté, le réveil sonne à la même heure qu'hier et, à 3 h 30, je suis en route avec l'avantage d'avoir repris le rythme et ça roule sans difficulté. Pas grand monde sur la route, normal à cette heure et, jusqu'à Troyes, je profite du soleil qui se lève mais, à partir de Montargis, ça se couvre et, le temps de la coupure, je vois arriver un gros nuage tout noir. Bien entendu, c'est au moment où je repars que le gros Nuage me déverse une grosse n'averse avec des gros n'éclairs et même, du gros tonnerre qui fait bien du bruit même avec les vitre fermées (de ce temps, c'est mieux). L'orage va m'accompagner jusqu'après Orléans quand même. J'avais prévu d'arriver en début d'après midi mais, j'ai été un peu pessimiste, je suis à Saumur un peu avant midi et, vu que le client est certainement fermé, je vais manger à côté. Je n'ai pas eu de mal à trouver ce resto, Daniel 04 m'a expliqué comment y aller et, je l'attends un petit poil de temps pour que nous mangions ensemble. Nous avons discuté sérieusement c'est à dire que nous n'avons dit que des bêtises mais, nous les avons dites avec sérieux parce que, notre métier ne supporte pas la médiocrité. Je vide donc après manger et, je n'ai plus qu'à me mettre en chasse d'un resto pour ce soir parce que, je ne recharge que demain matin pas trop loin d'ici. Changement de programme en cours de route, le client aimerai bien me charger ce soir parce que, avec le 14 juillet, le planning de demain va être chargé. Je vais pouvoir me mettre à quai ce soir, on va me charger dans la soirée et, je vais pouvoir partir demain de bonne heure. Je me présente donc dans l'après midi, je pose la remorque et le camion à deux quai et, je fais la coupure sur place. A 19 h 00 le camion est chargé pendant que je suis sous la douche. Un petit tour au super marché du coin, un peu de farniente et, un gros dodo. Ce soir, la pluie est revenue et, avec elle, la fraîcheur garantie d'une bonne nuit.

Mercredi 13

Ce matin, le réveil est programmé à 4 h 00 mais, e suis réveillé un peu avant. Pas de problème je vais me boire un café à l'accueil, un coup de flotte sur le museau et, je raccroche pour aller vider à Saint Etienne. Route fluide bien sur du mois, jusqu'à Châteauroux parce qu'après, je vais cumuler les retards ; camion qui n'avance pas que même les pétrolier arrivent à le doubler, tracteurs, bouchon sur la RN 7 et, clou de la journée, le télé péage est en panne à Balbigny. Comme d'habitude, ASF s'en fiche complètement et, il y a un bon kilomètre de queue. Je m'en sors en prenant un ticket mais, bien sur, il faut refaire la queue à Veauchette, tous retards cumulés, j'ai perdu pas loin d'une demi heure, un vrai bonheur. C'est au moment ou je me mets à quai que la pluie reviens nous dire bonjour et, c'est sous un déluge que je décroche. Je suis trempé et je me dis que s'il avait fallu débâcher, j'aurai fini par fondre complètement. Le temps de vider, ça tombe toujours et, je raccroche donc sous la flotte. Le dépôt est à côté, je vais recharger à quai donc, décrochage douche, mise à quai douche, petit tour douche en traversant la cour pour aller boire le café et dire bonjour, douche en retraversant, douche en raccrochent, je crois que je suis lavé pour le reste de la semaine. Il me reste un peu de temps ça tombe bien, je n'ai pas trop envie de passer le 14 juillet à André zieux. Sous la pluie, je rentre donc avec, bien sur, les bouchons des départs de ce grand week end. La pluie fini par s'arrêter mais, j'ai encore droit à un bouchon à Givors. Je me demande si je vais réussir à rentrer dans les temps mais, tant pi, je ne vais pas passer mon jour férié à 10 Kms de chez moi et, c'est en délinquant que j'arrive enfin au dépôt. Je risque la prison si je me fait prendre c'est sur.

Jeudi 14

Vendredi 15

Pas mal le petit break du 14 juillet et dire qu'une candidate veut remplacer le défilé militaire par un défilé citoyen. Pas question, les militaires défilent et, moi, je reste au lit, c'est bien comme ça, je ne veux pas défiler pendant que les militaires vont me regarder. Pour l'instant, je vais faire le défilé des camions qui vont dans le sud, ça me permet de regarder le défilé des camions qui vont vers le nord. Pour l'instant, pas trop de trafic mais, c'est annoncé en orange pour ce week end, ça va venir c'est sur. Descente jusqu'à Montpelier où les premiers ennuis commencent, c'est le bordel au péage parce que, il y en a qui ne regardent pas les panneaux et qui se trouvent bloqués comme des cons dans la file télé péage, la routine. J'arrive quand même en milieu de matinée à Béziers et, j'ai la joie incommensurable (j'adore ce mot) de vois la file d'attente ou, plutôt, de ne pas voir la file d'attente, tout le monde est vide et je suis sorti une demi-heure plus tard. Vite vite vite, je file recharger de l'autre coté de la zone à 500m de là. Pas trop de monde non plus à l'inscription, il faut croire que tout le monde veut rentrer de bonne heure aujourd'hui. IL y a bien de l'attente au chargement mais, le temps de tout préparer, le cariste arrive et, je vois poindre la chance d'âtre chargé ce matin. Je triche un peu, je ne suis pas vraiment sorti le matin, il est 12 h 2à quand je sors du bureau avec les papiers en main. Je mange juste à la sortie de l'usine et, je rentre tout tranquillou. Depuis ce matin, la circulation s'est pas mal intensifiée, les festivités ont l'air de commencer. Un carton juste à la sortir Béziers Ouest, je peu le voir du pont en entrant sur l'autoroute et, si jusqu'à Orange, c'est à peu près calme, l'A7 est bien chargée dans le sens des vacances. Les premières difficultés commencent à Montélimar, c'est tout bloqué sans qu'on sache pourquoi, Même chewing gum à Valence et dans le Grand Buf. Dans mon sens, c'est resté fluide tout le temps et, même si j'avais une certaine marge, je suis rentré d'une seule traite au dépôt. Bonne journée qui s'est vraiment bien passée, je vide ma carte au lecteur de la boite et je rentre vite à la maison.

Samedi 16
Dimanche 17

Lundi 18

Ca commence vraiment calme ce matin, j'ai rendez vous à Belleville à 14 h 00, autant dire que j'ai une matinée de congé sauf que, je ne profite pas de cette matinée, je vais aller presque chez le client et, faire une coupure de 3 h avant d'aller vider. En clair, grâce à notre réglementation débile, je vais buller sur la route au lieu de rester chez moi avec mes enfants. Pour être en règle, on fait n'importe quoi, c'est beau les lois qu'on nous met. J'ai quand même le temps de faire une ou deux bricoles à l'atelier avant de rouler à peine plus d'une heure et de trouver un parking pour me poser. Je me pose donc et, je m'autorise un nettoyage de la cabine histoire de passer le temps. Je suis à l'heure pour vider (ce serai dommage quand même) et, une heure plus tard, je suis en direction de Chalon. C'est un classique chez eux, il y a toujours la queue mais là, ils se sont surpassés, la rue est pleine de camion tellement il y a de monde. Une demi heure plus tard, j'arrive quand même à me poser dans la cours, garé en vrac peut être mais, pas sur la route. Je sens que nous ne sommes pas sortis, des collègues sont la depuis plus de deux heures. Au fil de l'après midi, les places se vident pour être aussitôt prises par de nouveaux arrivants et, certains commencent à se demander s'ils vont charger aujourd'hui. Finalement, je fin par charger et, paradoxalement, j'ai moins attendu que ceux qui sont arrivé de bonne heure, des renforts sont arrivés en fin d'après midi si bien que, tout le monde va charger ce soir mais, certains vont sortir bien après 20 h 00. Je suis parti avant mais, le client attend sa marchandise avec impatience alors, au lieu de me poser à un resto, je vais aller dormir devant à Chambéry, j'ai bien fait de ne pas partir trop tôt ce matin, parce que je vais arriver pas loin de la fin de l'amplitude. Je me pose donc devant, c'est en pleine campagne, je vais dormir au frais et au calme.

Au moins, je suis sur d'être bien garé

Mardi 19

Pas besoin de réveil ce matin, ça ouvre juste à la fin de ma coupure, et, on me saute littéralement dessus pour vider, il faut croire que c'était urgent. Vu l'empressement à me vider, il est à peine 8 h 00 quand je repars pour aller charger à Lagnieu. Ce n'est pas tout à fait le même mastic qu'hier, il n'y a pas grand monde et, je n'ai pas fini de me mettre en place que le cariste est arrivé. Tant pi, il va attendre un peu le temps que je débâche. Au passage, la pluie, qui nous avait un peu oublié hier, revient se rappeler à notre bon souvenir histoire que je n'aie pas trop chaud en travaillant. Mine de rien, je suis chargé en un clin d'il et, même pas une heure plus tard, je suis reparti. Tout ce temps gagné me donne pas mal de marge et, c'est le cur léger que je me mets en route pour aller à Dieppe. Repas sur la RCEA jute en face d'un de ces nouveaux radars, grosse attente après Moulins sur la RN7, il y a des travaux alors, ça bloque mais, moins que dans le sens de la descente. Le reste de la journée, se passe entre les averses et les rares moments de ciel bleu, mais, du côté d'Orléans, la pluie se calme un peu. En tout cas, il ne fait pas vraiment chaud. Ce soir, j'ai réussi à monter un peu avant Dreux ou je retrouve Daniel 04

On a même planté des arbres pour cacher ce nouveau racket

Mercredi 20

Rendez vous en milieu de matinée, j'ai donc droit à une grasse matinée et, ce n'est qu'à 7 h 00 que je me mets en route, le temps est froid, on se croirait en automne, charmant pour les vacanciers mais, je ne suis pas en vacances. Je me mets en route sous un ciel gris mais, il ne pleut pas du moins, pas encore parce que, la météo nous en promis pour tantôt. Je suis en avance pour vider avec l'espoir d'être pris tout de suite mais, le planning est respecté ce matin, pas de trou mais, consolation, pas de retard non plus. Un peu avant midi, je suis en direction de Blangy sur Bresle au nord de Neufchâtel, dans un petite zone en pleine campagne mais, au personnel vraiment accueillant et efficace. C'est au moment ou je rebâche que la pluie fait son apparition, un petit crachin pour commencer puis, bien sur, le sempiternel jeu de cache cache avec les averses. Retour vers le sud en passant par Rouen, je traverse avant l'heure fatidique et, je poursuis jusqu'avant Dreux pour traverser Saint Rémy sur Avre le plus tôt possible parce que, c'es un vrai point noir ce petit pays et les pouvoirs publics n'ont pas du tout l'intention d'investir un kopeck dans une déviation. A partir d'Artenay, je rejoins l'autoroute et, la pluie que se met en place pour de bon. Je calcule où je vais manger, Salbris, puis voyant ma marge, Bourges pour, finalement, pousser jusqu'à Saint Amand. Je n'avais pas vraiment envie de voir du monde ce soir alors, je mange peinard dans ma cabine. La pluie semble vouloir se calmer, espérons que ça va durer.

Cimetière de locomotive

Jeudi 21

Ca s'est calmé dans la nuit mais, le temps reste maussade. Tel le polonais moyen, je me débarbouille au camion et, je me mets en route au lever du (j'allais dire soleil) jour. J'ai pris l'option A 75 Clermont Ferrand, le Gévaudan qui, quelque soit le temps, est magnifique et, je dois avouer qu'avec mon chargement relativement léger, 18 tonnes, je m'offre un festival de dépassements dans les côtes. La matinée passe et, je suis bien obligé de m'arrêter manger parce que, mon ventre commence à émettre des protestations et il faut écouter son ventre qui est la plus sure garantie de mon bien être physique parce que, faut pas déconner avec ces choses là. Je mange donc en haut du Pas de l'Escalette qui marque la frontière de Larzac. Impressionnant le changement de temps, le temps de descendre la côte, e temps change passant du nuageux au beau et, surtout, de 14 à 27°. Début d'après midi à Lunel mais, je rame un peu pour trouver le client, le GPS m'a envoyé sur une mauvaise rue, un vrai PSG sur ce coup. Finalement, à force de tâtonnements et, de demandes à droite à gauche, j'arrive quand même dans une petite rue mais, au bout, il y a une grande cours pour vider et, surtout, faire de mi tour. Sympa comme tout le cariste m'enlève les palettes et, je m'en vais en direction de Béziers. Petit problème, il y a un gros carton au niveau de Sète, un camion serai renversé et bouche toute l'autoroute. Tout le chargement es étalé sur l'autoroute soit 50 tonnes selon le journaliste de 107.7, sacré chargement quand même ou alors, 107.7 mérite vraiment son surnom de « comiques de la route ». Une chose est sure, tout est bloqué et, plutôt que me jeter dans les embouteillages, je préfère passer par Clermont L'Hérault, ça fait un détour mais, j'économise le péage sa compense. Je n'ai pas été le seul à avoir cette idée et, à l'arrivée sur Béziers, je me demande même si on n'a pas dévié la circulation pas là. Je fini juste en face de l'usine où je vais charger demain.

L'armée de l'air dans le feu de l'action

Vendredi 22

Gros dodo, je me suis bien réveillé dans la nuit, la force de l'habitude mais, je me suis rendormi et, c'est le réveil qui m'a fait bondir dans la couchette. Au bar, je lis le journal en prenant mon café, l'accident d'hier a fait deux morts et un blessé grave. Un encart donne un avis du préfet qui prend la défense du chauffeur et signale que les poids lourds ne sont pas la cause principales des accidents, pour une fois qu'un officiel ne nous tape pas dessus, il faut quand même le signaler. Chargement à côté, et, si je ne suis pas le premier, je suis quand même bien placé pour partir de bonne heure. Début de matinée, je suis sorti et, la journée est presque terminée, il ne me reste plus qu'à rentrer, une formalité si les touristes veulent bien me laisser un peu de bitume. Ca commence bien, l'A75 est barrée à Lodève mais, l'A9 vient d'être ré ouverte parce que, si j'ai bien compris, ça a encore tapé ce matin. Jusqu'à Nîmes, pas trop de monde, je m'autorise un peu de nationale, jusqu'à Montélimar ou je mange avec un copain et, vu l'heure, je vais pouvoir passer à l'atelier faire remplacer mon pare choc cassé. Je vais enfin pouvoir faire des photos du côté gauche de mon camion.

Toujours aussi efficaces le télépéage

Samedi 23
Dimanche 24

Lundi 25

Matinée tranquille, je dois aller à Belleville sur Saône, et, la rocade n'étant pas trop chargée en cette période, je ne suis pas obligé de partir avant le bordel matinal et, j'ai même le temps de m'arrêter boire un café avant de voir arriver les personnel. J'ai bien aimé la correction du chauffeur lituanien qui est arrivé après moi mais, qui a quand même voulu de me griller la place en essayant de me passer devant pour la mise à quai. Dommage pour lui, j'avais eu le temps de discuter avec le cariste avant, ce dernier a pris un malin plaisir à le faire attendre. J'aime bien quand on vide de bonne heure, ça permet de charger tôt et, ce matin, le temps d'aller à Lagnieu, nous sommes en milieu de matinée, je suis parti avant midi et, cette avance va me permettre de faire une grande coupure ce soir tout en avançant le plus près possible de Dieppe parce que, je vais vider dans ce lieu qui commence vraiment à m'être familier. Passage par le centre pour éviter paris et ses sempiternels bouchons et, je compense en perdant une demi-heure à Villeneuve sur Allier dans les travaux. Plein de Deux Chevaux sur la route, je vais finir par apprendre qu'il y a un grand rassemblement à Salbris. Moi, j'ai eu un grand rassemblement de gouttes de pluie qu'on peut qualifier de vraiment orageux à un tel point que la circulation est tombée à 40 kms/h. Je finis entre Chartres et Orléans à Ymonville. On sent bien que le trafic se ralenti en cette période de vacances, le parking n'est pas rempli, les repas du soir n'en sont que plus calmes

Ca fait pro toutes ces planches

Mardi 26

D'après mon planning rigoureusement calculé avec un pifomètre d'une précision redoutable, je dois arriver un peu avant mon rendez vous, une petite marge rassurante. Donc, je vais essayer d'expliquer la situation en tachant de rester clair. Donc, le camion de 7 h00 est arrivé à 8 h00, celui de 8 h 00 est arrivé à 8h 30 alors que celui de 9 h 15 est arrivé à 9 h OO. Récapitulons, le camion de 7 h00 vide à 8 h 00 tandis que, celui de 8 h 00 va vider après celui de 9 h 15 qui est arrivé à l'heure et, le camion de 9 h 15, c'est moi. Je trouve que je m'en sors bien sur ce coup. Je suis reparti avant la fin de la matinée et, je file charger à Rouen avec, encore une fois, une petite marge pour le rendez vous ce qui me permet de charger sans attendre alors qu'il y a déjà pas mal de monde sur le parking. Je suis donc tout de suite en place et, le temps du changement d'équipe, je suis chargé en début d'après midi. J'attrape un sandwich beurk au distributeur le temps de s papiers et, je file vers la vallée du Rhône en essayant de perdre le moins de temps possible parce que, le rendez vous de demain va être dur à tenir. La traversée de paris ne pose aucun problème en cette heure creuse et, je vais le plus loin possible ou presque parce que, je n'ai pas envie d'aller au resto ce soir. Je m'arrête dans la descente du Bessay et je suis bien à manger dans ma cabine en regardant le paysage.

C'est pas moi, Jimmy ne tombe JAMAIS en panne

Mercredi 27

J'ai eu du mal à me lever ce matin, on ne peut pas dire que c'est la grande forme, c'est peut être le temps. Je sais que je ne vais pas être à l'heure pour vider, c'est ma seule certitude mais, pas le choix, faut y aller quitte à se faire jeter en arrivant. Arrivée en milieu de matinée avec seulement une heure de retard mais, retard quand même. Bon, à Loriol, ils sont assez cool et, je vais vider ce matin même s'il faut attendre un peu je suis quand même sur de vider ce matin. Finalement, je n'attends pas trop longtemps, le temps de dormir un coup histoire de rattraper ma fatigue et, je ressorti juste à midi. Le temps de me prendre la tête avec un slovaque qui trouve que je mets trop longtemps à raccrocher la remorque (il lui a quand même fallu 6 manuvres pour se mettre à quai), je suis en direction de Saint Etienne. Deux points de chargement et, bien sur, je vais traverser deux fois la ville mais, le client exige un chargement dans cet ordre. Je finis donc pas loin du dépôt et, comme il faut que je fasse une coupure, je vais en profiter pour prendre ma douche. Il me reste un peu de temps à rouler, j'aurai pu aller au resto après Mende mais, avec la déviation du Puy et sa demi heure de détour, je vais finir juste avant la ville sur un parking, il ne faut pas le rater, c'est le seul depuis le col de la Pierre Plantée. Surprise, un camion à pizza s'y est installé, je vais manger chaud ce soir en discutant de la région avec le tenancier.

Arrière pays stéphanois

Jeudi 28

4 h 00, c'est tôt mais, par rapport à hier, la forme est nettement meilleure. Peu de circulation à cette heure qui n'appartient qu'aux lèves tôt et, parmi ceux-ci, les agriculteurs qui sont en train de pose un barrage routier. Nous ne somme qu'une dizaine pour l'instant mais, je vois avec angoisse ma journée de perdue. Le gars devant moi, un régional chargé de bois m'enjoint de reculer, il connaît une autre route pour se tirer de ce mauvais pas, je ne discute pas longtemps, je recule sur 200 m et, je le suis en toute confiance. Dans cette aventure, je n'ai perdu que 5 mn. Un café avant Toulouse, une sieste après et je roule toute la matinée avec la joie de profiter de la vue sur les Pyrénées ou plutôt, sur les nuages qui me les cachent. Arrivée à la Je me paye le luxe d'arriver en avance à Lacq pour vider, il n'est pas midi est, le rendez vous est à 13 h 00, j'ai le temps de me concocter un bon repas et de m'offrir une sieste avant d'entrer dans l'usine. Super, ils ont commandé autant qu'ils ont pu et, il n'y a plus de place dans le hangar. Du coup, on vide à deux endroits différents, et, je vais charger à Pau, ce qui ne fait pas trop loin. Normalement, c'est à charger demain mais, je suis tellement en avance qu'on me charge tout de suite. Ils sont vraiment sympa dans cette petite boutique, un gars qui sort les colis, un qui me les pose dans le camion avec le Fen et, moi, je n'ai qu'à ranger tout ça avec le diable, j'ai bien transpiré mais, une heure plus tard, tout est dans le camion et, après le café offert, je profite de la douche pour décoller la transpiration et la crasse qui va avec. Il me reste un peu de temps et, alors que je pensais manger avec Titou 64 ce soir, je vais finir à la Fermière un peu avant Toulouse. Cette avance inespérée va me permettre de rentrer demain soir au lieu de samedi, je ne boude pas mon plaisir.

Vues imprenable sur les Pyrénées cachées par les nuages

Vendredi 29

Une journée à ne faire que rouler, c'est de la détente pure, j'ai mis le réveil sur « pas trop tôt » mais, bien sur, je suis réveillé à 5 h 00. Je profite de cette heure matinale pour passer Toulouse au calme et, même Albi juste avant 8 h 00. Il ne fait pas très chaud ce matin, c'est vraiment l'idéal pour rouler. La radio me conforte dans le choix de l'itinéraire, passer à travers le Massif Central, c'est tirant mais, la journée est classée rouge et, je ne suis pas chargé lourd. Je m'autorise une pause après Rodez, je le mérite bien et, mon estomac réclame son café crème et puis, la loi dit qu'il faut faire des coupures sinon le gendarme mets des amendes. A partir de Mende, le temps, qui avait l'air de vouloir passer sur la position « beau » change d'avis et nous avons droit aux nuages et au vent pas très chaud. Coupure repas sur les hauteurs du Puy en Velay en plein vent mais, au chaud dans la cabine et, je poursuis le reste de la route. Un nouveau radar camion est en place dans la descente avant Saint Etienne, encore un racket mais, on commence à être habitués. Jusqu'à Givors, pas de problème mais, une fois sur l'A7, j'aperçois l'ampleur du bordel, l'autoroute est bouchée dans le sens nord sud et, jusqu'à Feyzin, je ne vois qu'un bouchon qui semble remonter jusqu'au tunnel. Je bifurque juste avant l'autre bouchon qui commence aussi à Feyzin, je suis passé au travers de tout ça, on se demande si je vais avoir cette chance tous les week end. Pour fêter ça, j'offre un lavage à Mon couple fétiche, Tarja et Jimmy ont bien mérité ça. Demain, il parait que ce sera pire, j'y penserai en allant promener mon chien.

La cathédrale de Mende

C'est parti

Samedi 30
Dimanche 31
 

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