Mon Carnet de bord... Suivez mes aventures, semaine après semaine!

Fevrier 2008

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Vendredi 1

Aujourd'hui, je traîne un max pour garder de l'amplitude, je me présente dans la matinée, il n'y a personne au chargement et je pars en moins de deux heures. J'ai gagné du temps, ça me laisse pas mal de marge, j'en profite pour prendre le temps de manger. Arrivée dans la Maurienne en début d'après midi, encore personne. En fait, ils se sont tous bousculés ce matin et j'arrive après tout le monde et tout seul. Je n'ai plus qu'à aller à Aiton poser la remorque et attendre celle qui arrive d'Italie. Normalement, elle a du être chargée ce matin et elle doit arriver ce soir. Si elle a réussi à prendre le train dans les temps et si, le tas de ferraille est à l'heure. Si elle arrive dans les deux heures de retard habituelles, je peux rentrer chez moi ce soir. Prions les Dieux du rail mes frères. Bon, il n'a même pas une demi-heure de retard, Je prends la remorque directement sur le train et je rentre à Lyon. La pluie me fait le plaisir de me rejoindre à Chambéry et m'accompagne jusqu'au dépôt. J'arrive un peu tard mais je prends le temps de faire le plein quand même, juste par paresse, ça fera ça de moins à faire en partant lundi.

 

 

La dépanneuse attend une dépanneuse

Samedi 2
Dimanche 3

Lundi 4

Le vent souffle depuis hier midi et il est carrément tourné à la tempête cette nuit. Je pars donc de chez moi avec un vent à décorner les bufs, les arbres sont pliés par les rafales et les branches volent dans tous les sens. Le temps de mettre mes affaires dans le camion, la pluie se joint à la fête et c'est sous une pluie d'enfer que je me mets en route. Je ne suis pas en dangereux, je prends donc le tunnel de Fourvière en profitant d'une des dernière fois avant l'interdiction totale. Direction la Normandie en passant à travers, le vent se calme à partir de Mâcon et la pluie me lâche vers Moulin. J'aime bien aller chez ce client, ça me change un peu des Autoroutes A6 et A7. En parlant d'autoroute, ils ont terminé entre Vierzon et Tours, éviter l'interminable enfilade de ronds points, ça fait gagner pas mal de temps. Il a du pas mal pleuvoir dans le coin, les rivières déborde toutes, Arrêt entre Tours et le Mans pour rencontrer l'administrateur d'un des forums musicaux que je fréquente (encore un) et poursuite du périple. Après Alençon, il y a deux restos pas loin l'un de l'autre, j'ai envie d'essayer le deuxième, pas de bol, il est fermé et le parking est condamné ; Il n'y a rien pour faire demi tour et je me rabats sur une station Total à Pré en Pail. Tout compte fait, on ne mange pas plus mal que dans certaines gargotes mais il n'y a pas l'ambiance des restos routiers. Ce soir, une nouvelle tempête remplace celle d'hier et je dors avec le tambourinement de la pluie pour berceuse.

Vision habituelle des parkings, les bouteilles de pisse

Mardi 5

Je pars donc de bonne heure et sous la pluie. J'aime bien cette route entre Alençon et Avranches, ça roule bien même s'il y a des patelins à traverser, mon métier est de rouler sur tous les types de route. Si certains de chez nous n'hésitent pas à faire un détour par Rennes pour rester sur l'autoroute, je suis routier et, le jour où je ne saurai plus rouler sur une nationale, l'heure de la retraite aura sonné. Cette fois, je n'attends pratiquement pas, le camion précédent sors presque au moment où j'arrive. Moi qui pensais prendre ma douche en attendant mon tour, je vais la prendre une fois vide. Notons que j'ai eu un avant goût en branchant les tuyaux sous les averses. Direction Rouen sous la pluie qui se calme petit à petit. Au péage de Dozulé, je suis emmerdé avec le télémerde, ça faisait longtemps. Le gars de la cabine à côté me dit d'agiter le bidule par la fenêtre, je rétorque qu'à 50 balais, j'ai passé l'âge de faire le clown sur le bord de la route, je prends un coup de sang devant l'inertie des feignants de l'autoroute et je pousse un peu la barrière. Elle s'ouvre, d'abord horizontalement puis verticalement, en fait, je n'étais pas assez avancé, le bazar ne fonctionne qu'après la barrière, il faut le savoir. Lavage à Rouen, il y a du monde mais je sors juste avant les embouteillages du soir. A Beauvais, la déviation est presque terminée, les panneaux sont déjà posés, en attendant, je me farci le centre ville. Je pense que les gens du coin vont être heureux d'avoir enfin un peu de calme. Je mange un peu plus loin, ça me fera une coupure de 11h, plus qu'une.

La verte et humide Normandie

Mercredi 6

Je ne suis pas très loin du client qui se trouve entre Soissons et Cambrais mais j'ai pris un peu de marge, il y a des années que je ne suis pas revenu ici. J'ai bien fait, on a fait une rocade et, avec les interdictions PL, il faut faire un détour incroyable pour y arriver, sans compter qu'il n'y a rien d'indiqué. IL pleut par intermittence et le camion se crépit petit à petit, il aura été propre une journée. Chargement sans problème, j'arrive juste au moment où celui de devant quitte le poste. Une bonne averse a la bonne idée d'arriver au moment où je traverse la cours à pied pour les papiers, répétition d'hier. Descente tranquille sur Lyon, j'essaye de rester dans la limite des 11h d'amplitude et je me pose à Macon sud. Je peux donc faire deux journées de 15h et deux coupures de 9h pour finir la semaine. C'est quand même dingue d'en arriver à calculer à ce point, on est la seule profession taxable pour le délit de trop de travail. 1 mn de dépassement = 135 €. Le slogan travailler plus pour gagner plus, c'est pour payer les Rolex à Sarko je suppose.

La marne déborde un petit peu

Jeudi 7

Donc, je récapitule, j'ai mes deux amplitudes de 13h et mes deux coupures de 11h, je suis donc plus serein pour finir ma semaine. Direction les Monts du Lyonnais, je rame un peu pour trouver mais, j'arrive dans les temps. Une petite usine bien sympa en pleine nature. Seul problème, il faut deux tuyaux pour vider et cette remorque, qui fait surtout du rail route, n'en a qu'un. Il faut dire qu'on met le moins possible de matériel sur ces remorques, il a une fâcheuse tendance à disparaître. Je décroche pour descendre à Lyon chercher un tuyau sur le parc, l'aller retour me prend la matinée et ça met la journée en l'air. Le gars me prend juste après manger et je suis vide pour 14h00. Direction le lavage, je repose le tuyau au passage et je remonte à Grenoble. On a fait charger une remorque pour rattraper le temps perdu, je prends quand même le temps de laver la remorque avant de la poser sur le parc, c'est pas moi qui la reprends mais, on ne se refait pas. IL me reste de quoi descendre à Sisteron, il y a un petit resto sympa et j'y suis dans la limite de mon amplitude. IL ne pleut plus, le temps à l'air de se remettre au sec par contre, il fait un peu frisquet.

En pleine nature.

Vendredi 8

Je suis guilleret ce matin, je dois descendre à l'usine, changer de remorque avec un collègue pour reprendre Mémère. En plus, je dois recharger pour l'Allemagne, moi qui ne fais pratiquement plus de voyage à l'étranger, c'est une bonne nouvelle. Une fois l'échange fait, je vide à côté et je téléphone pour le N° de commande. Je ne charge plus pour l'Allemagne, le programme est changé et je descends à Lavéra pour charger à destination de Metz Ca me mets en rage, des voyages à l'étranger, il y en a toutes les semaines mais ils ne sont pas pour moi. Je lave et je prends le temps de manger, je n'ai vraiment pas l'envie de faire des efforts. J'ai bien fait de prendre mon temps, il n'y a pas de rendez vous de pris et je passe donc en dernier c'est-à-dire que je poireaute plus d'une heure avant qu'on ne commence à me charger. Tout ce temps perdu fait qu'il va me manquer une demi-heure d'amplitude pour rentrer à la maison ce soir. Je monte jusqu'à Chanas pour faire la coupure à 45 mn du dépôt.

La plus belle des vallées, la Durance

Samedi 9

Je suis réveillé à 5h00 ce matin, je n'ai pas trop bien dormi mais je me rattraperai cet après midi. Je fais donc les 45 mn de route qui me séparent du dépôt. En passant, je vois les deux citernes chargées pour l'Allemagne, elles sont garées pas loin de l'autoroute. Il va falloir que je m'habitue, les voyages à l'étranger ne sont plus pour moi.

Dimanche 10

Lundi 11

Grattage du givre sur la voiture au petit matin (il est 4h00) et je pars dans la froidure hivernale. Il y a un léger brouillard mais rien de bien méchant. Direction Metz, je dois livrer en début d'après midi, c'est pour ça que je suis parti de bonne heure. Montée tranquille, j'ai toujours les boules de ce voyage d'Allemagne qu'on m'a fait sauter, Phil, l'épicier me remonte le moral au téléphone entre deux livraisons. Le soleil se lève vers Dijon, j'en profite pour prendre un café et faire une coupure. La météo a annonce un anticyclone pour la semaine, on va avoir droit à des nuit froides et des journées de grand soleil, j'aime bien ce temps. Repas à la gamelle avant d'arriver juste pour la reprise de l'équipe d'après midi, ce qui n'était pas prévu, c'est qu'il aurait un camion qui n'a pas vidé ce matin. Je somnole au volant en attendant mon tour, le lever de bonne heure m'a un peu crevé. Bon, ça vide assez vite et je file laver pas trop loin. Un peu d'attente mais, là aussi, je ne perds pas trop de temps, j'ai même le temps de prendre une bonne douche avant de me poser au resto dans la limite des 13 h 00.

Coupure au calme.

Mardi 12

J'ai fait une bonne coupure et la journée à venir s'annonce des plus peinardes. Chargement là même où j'ai vidé hier et, j'ai tout le reste de la journée pour caser 6h de conduite, je sens que je vais avoir de bonnes coupures. La radio raconte les turpitudes de nos politiques qui se battent pour les municipales, on croirait voir une bande de vautours faméliques autour du dernier morceau d'os d'une carcasse. Ces gens là comprendront ils un jour qu'on en a marre de les voir viser la place avec les avantages et les voitures de fonction alors qu'on peine pour boucler les fins de mois. Les français se désintéressent de la politique il parait, à voir le cinéma de ces incapables, on comprend pourquoi. En trainant un max, j'arrive en fin d'après midi au nord de Lyon. Encore une journée passionnante. Ce soir, Jim Morrison me berce pendant que j'écris ces lignes.

Fini journée.

Mercredi 13

Toujours ce gel matinal avec un léger brouillard. Je vide à côté, et le rendez vous est à 9h00, mais je me présente un peu avant, comme ça, on a le temps de prendre l'analyse pendant que le premier camion est en train de vider. Remontée sur Grenoble, je passe faire le plein au dépôt avant d'aller laver, je n'ai même pas pris la peine de dire bonjour aux bureaux, j'avais un petit espoir de faire un tour d'inter avant de partir en vacance, mais, il faut que je me fasse une raison. Donc lavage et chargement pour .. Paris. Je remonte jusqu'au bout des 4h30 en passant par la RN 6 histoire de me remémorer le bon vieux temps où je faisais cette ligne en régulier. Arrêt à la petite suisse, un resto qui ouvre tard le soir, il y a quand même des bonnes choses qui restent.

Le chauffeur devient une denrée recherchée

Jeudi 14

Juste la coupure, et je fini la RN6 jusqu'à Avallon. Je connaissais cette route par cur et les souvenirs reviennent. Il est très tôt et les réguliers de la nuit ne sont pas encore remplacés par les gars de la journée, j'ai la route pour moi tout seul. Arrivé sur paris à 8h00, juste à pour les bouchons, mais je ne m'en sors pas trop mal, il y en a un paquet parti au ski Je vide dans une station d'épuration des eaux à l'est de Paris, il faut téléphoner pour que le gars vienne réceptionner parce que, ces trucs sont automatiques et il n'y a personne en permanence. Le gars mets plus d'une demi heure à arriver, heureusement que j'avais pris rencard avant. Je sors quand même avant midi et je file sur Le Havre. Je suis en dangereux, et je n'ai pas le droit au périph ni à l'A86. Large détour par la Francilienne, ce qui me fait perdre une bonne heure, les joies de la citerne. J'ai le temps, je ne charge que demain, mais quand même. En prenant largement pour manger, j'arrive au lavage dans l'après midi. Lavage de la citerne puis du chauffeur, la journée est finie. Je sais, je n'en fait pas lourd et je ne suis pas fatigué par ces journées, mais, ce n'est pas bien passionnant.

Lever de soleil

Vendredi 15

Aujourd'hui, je vais faire en enfin rouler un peu, il faut quand même charger d'abord. Je suis censé charger à 10h00 mais, je me présente avant au cas où. J'ai bien fait, ça nous donne le temps de contrôler l'étanchéité de la citerne pendant qu'ils font les autres chargements, c'est toujours ça de gagné, ça prend une heure. Une fois le chargement commencé, le périmètre est interdit et je suis le seul camion autorisé, le fond de l'usine rien que pour moi, je suis un VIP du produit à la con. C'est quand même fini avant midi, ce produit n'a pas que des avantages, deux heures à battre de la semelle dans le vent froid BRRR. Je prends un plat du jour vite fait au resto du coin, et je roule, je passe Paris en début d'après midi, ça commence déjà à bouchonner, je suis passé juste à temps. Une coupure à Nemours, dommage, si j'avais pu rouler une demi heure de plus, je n'aurai pas eu à en faire une autre avant de rentrer. Le temps est gris et froid, on est bien au chaud dans la cabine avec les « grosses têtes ». Les touristes sont avec leurs doudounes et les après ski dans les voitures. Ils n'ont pas le chauffage ? Je poursuis donc ma route avec une deuxième coupure vers Tournus, j'en profite pour manger un morceau. Je vais encore rentrer quand tout le monde sera couché. Demain, je pars en vacances pour une semaine, je vais mettre ce temps à profit pour réfléchir un peu

Il fait gris, c'est l'hiver

Samedi 16
Dimanche 17
Lundi 18
Mardi 19
Mercredi 20
Jeudi 21
Vendredi 22
Samedi 23
Dimanche 24

Lundi 25

Une semaine de ski en famille, vacances sans télé ni radio, ça m'a remis en forme. Moi qui ne casse pas trois pattes à un canard, je n'en ai même pas cassé une à moi. En plus, j'ai eu droit à un grand beau temps et quelques chutes aussi. Cette semaine m'a aussi permit de réfléchir sur mon carnet de bord. Il est évident que l'époque des voyages à l'étranger se termine pour nous, les transporteurs de l'Est sont imbattables sur les tarifs et les boites française se rabattent sur le trafic national ou régional. J'ai pris la décision de continuer à écrire mon « C d B », après tout, je suis là pour raconter ma vie professionnelle sous tout ses angles

Cette semaine s'annonce sous un bon jour, un collègue m'a chargé ma remorque, il a fait ça comme il faut, les papiers sont en ordre et je n'ai plus qu'à accrocher pour partir. Petite cerise sur le gâteau, je vais en Belgique. Serait ce la fin de la punition et le retour des voyages à l'étranger ? En attendant, je ne boude pas mon plaisir et je suis parti pour en profiter un maximum. Je rejoins Caniche en cours de route, il va à la même place que moi. Cette montée à deux nous rappelle un certain voyage en Hongrie. Passage par le Luxembourg, histoire de refaire la provision de cigarettes, on n'est jamais trop prudent. En Belgique, il n'y a plus le droit de doubler sur les deux voies, inutile de préciser qu'il y a une bonne file de camion derrière ma citerne. Nous nous arrêtons un peu avant Bruxelles et nous faisons une partie de Monopoly sur l'ordi. J'ai perdu et je dois une petite fortune à Caniche. J'espère qu'il va me faire crédit.

On annonce la couleur

Mardi 26

Nous sommes trois à vider à Anvers et, comme je recharge à côté, je suis prévu le dernier. Inutile de courir, je prends le temps de la coupure de 11h, et je parts tranquillement vers 7hOO. La pluie est arrivée dans la nuit accompagnée de son cortège de rafales de vent, il y a des accrochages un peu partout. Heureusement pour moi, ils sont tous dans l'autre sens mais ça provoque des embouteillages impressionnants. Comme d'habitude, une bonne attente mais, ma position de troisième fait que je reste moins longtemps que le premier, j'ai évité la bousculade du matin. Je suis lavé juste pour midi et comme je n'ai le rendez vous qu'en fin d'après midi, je prends le temps de me faire un bon petit plat et je me présente quand même avant l'heure, on ne sait jamais. Pas trop de monde, et je sors à l'heure où j'étais censé me présenter. Il me reste assez d'amplitude pour descendre à Lille. Je téléphone à Luc aussitôt la frontière passé et, banco, il est disponible ce soir. Ca fait un bon moment que nous ne nous sommes pas revus, il a une pile de CD pour moi (merci). Soirées à nous raconter nos malheurs respectifs, il me bat sans problème sur ce terrain, je me demande comment il fait pour supporter ses élèves, son boulot est assez proche de gardien de zoo section fauve. J'ai un autre regard sur ces feignants de profs toujours en grève.

Les bateaux aussi font des constats

Mercredi 27

Aujourd'hui, je n'ai que de la route à faire, passage par paris, ce n'et pas plus long que par Troyes et l'A5 et ça me change un peu JE continue mon périple direction le sud. Arrêt du côté de Sens. Je me regarde le concert Page Plant pendant le repas et, bien sur, la version de « Kashmir » avec la vingtaine de violons me met les larmes aux yeux. Une fois remis de mes émotions, je continue jusqu'au bout des heures pour finir à Chanas, David Coverdale et Jimmy Page me bercent pendant que j'écris ces lignes.

On voit de jolies choses sur les parkings parfois

Jeudi 28

Lever avant 5h00 pour être le plus tôt possible à Toulon, j'y arrive dans la matinée. Un bon moment pour l'analyse, mais je devrais sortir sur le coup des 12h30 si tout va bien. Petite écoute musicale en attendant, cette fois c'est Richie Blackmore qui me remues les tripes. Il va falloir sérieusement que je pense à arrêter la musique, avec tout ce que je pleure, on va bientôt pouvoir remplir la citerne. Je suis un garçon trop sensible lol. Petit problème, il ne reste plus que 5OOl dans la citerne et la cuve du client est pleine, le responsable ne revient qu'à 14h00, je perds 1h30 pour 5OOl, c'est rageant. Heureusement, il y a une cabane à frite pas loin, j'en profite pour manger aussi, il n'y a pas de raison. Coup de fil au chef, je ne recharge que demain, il n'y avait vraiment pas de quoi s'inquiéter. Je rentre tranquillement au dépôt poser mes rapports et je vais laver à côté. La journée est finie de bonne heure, je vais au Cadet Roussel, douche, repas et dodo.

La journée est finie

Vendredi 29

IL fait beau, j'ai rendez vous à l'ouverture du côté de Fos sur Mer, une bonne journée en perspective. J'ai largement le temps d'aller au chargement et, j'y suis dans les temps. Ca se passe merveilleusement bien et, j'envisage de rentrer dans l'après midi à la maison, ça va me changer moi qui suis plutôt habitué aux retours tard le soir ou le samedi. Seul petit problème, l'informatique de l'usine est en rade et nous sommes tous comme des cons à attendre que ça se débloque. Pourquoi ces ordis ne tombent ils en panne que le vendredi ? J'apprendrai plus tard que le bug est général dans toutes les usines du groupe, le 29 février n'est pas passé dans l'ordinateur central Une bonne partie de la matinée à attendre dans l'usine, finalement, les papiers seront faits à la main. Montée tranquille sur Lyon, en prenant le temps de manger quand même. Pour la première fois depuis le début de l'année, je rentre un vendredi avant la tombée de la nuit, je suis même le premier à me garer dans la cours.

Les débuts de la Camargue